Nymeria, la mer des 3 royaumes
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Description
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cette ile est une mer intérieure si vaste qu’on ne distingue pas ses rives opposées.
Une mer prisonnière de la terre, mais si large, si profonde, qu’elle semble avoir avalé le monde. Pourtant, a haute marée; de grandes cascades tombes de l'ile vers l'infini.
L’air y est lourd, saturé d’humidité et d’embruns, et une brume permanente flotte au ras des flots, dissimulant les horizons et les formes.
L’eau paraît noire de loin, mais en s’approchant, on distingue des reflets changeants
des éclats verts, bleus et argentés qui bougent sous la surface, comme si la mer elle-même respirait.
Le silence n’existe pas ici : toujours, le grondement des vagues, le cri des bêtes marines, et ce bourdonnement sourd qui vient des profondeurs, un son que nul ne peut vraiment expliquer.
La surface de la mer n’est jamais calme.
Même par temps clair, les vagues se forment sans vent, se heurtent, se replient sur elles-mêmes.
Parfois, de vastes tourbillons apparaissent, sans raison, puis se dispersent dans un fracas d’écume.
Certains soirs, la mer s’illumine toute entière, comme si une aurore dansait sous l’eau.
Les vagues deviennent translucides, et on voit pendant quelques secondes des forêts d’algues, des arches de corail, et les reflets dorés des coquilles géantes tapissant les profondeurs.
Puis tout s’éteint brusquement, laissant place à une obscurité totale.
Parfois, au contraire, le brouillard tombe.
Un épais manteau de vapeur recouvre la surface, étouffant les sons et les couleurs.
Les navigateurs appellent cela le Sommeil de la Mer.
Durant ces heures, l’eau devient lisse, immobile.
Les poissons disparaissent.
Et ceux qui restent trop longtemps entendent un battement régulier, immense, comme le cœur de quelque chose d’endormi sous eux.
La mer de Nyméria n’est pas qu’un lieu : c’est un être.
Chaque vague semble regarder, chaque remous semble parler.
Les pêcheurs la craignent, les érudits la vénèrent, et les aventuriers s’y perdent en quête de gloire.
Mais tous s’accordent sur une chose :
“Quand tu fixes la mer, n’oublie pas qu’elle te fixe aussi.”
Une mer prisonnière de la terre, mais si large, si profonde, qu’elle semble avoir avalé le monde. Pourtant, a haute marée; de grandes cascades tombes de l'ile vers l'infini.
L’air y est lourd, saturé d’humidité et d’embruns, et une brume permanente flotte au ras des flots, dissimulant les horizons et les formes.
L’eau paraît noire de loin, mais en s’approchant, on distingue des reflets changeants
des éclats verts, bleus et argentés qui bougent sous la surface, comme si la mer elle-même respirait.
Le silence n’existe pas ici : toujours, le grondement des vagues, le cri des bêtes marines, et ce bourdonnement sourd qui vient des profondeurs, un son que nul ne peut vraiment expliquer.
La surface de la mer n’est jamais calme.
Même par temps clair, les vagues se forment sans vent, se heurtent, se replient sur elles-mêmes.
Parfois, de vastes tourbillons apparaissent, sans raison, puis se dispersent dans un fracas d’écume.
Certains soirs, la mer s’illumine toute entière, comme si une aurore dansait sous l’eau.
Les vagues deviennent translucides, et on voit pendant quelques secondes des forêts d’algues, des arches de corail, et les reflets dorés des coquilles géantes tapissant les profondeurs.
Puis tout s’éteint brusquement, laissant place à une obscurité totale.
Parfois, au contraire, le brouillard tombe.
Un épais manteau de vapeur recouvre la surface, étouffant les sons et les couleurs.
Les navigateurs appellent cela le Sommeil de la Mer.
Durant ces heures, l’eau devient lisse, immobile.
Les poissons disparaissent.
Et ceux qui restent trop longtemps entendent un battement régulier, immense, comme le cœur de quelque chose d’endormi sous eux.
La mer de Nyméria n’est pas qu’un lieu : c’est un être.
Chaque vague semble regarder, chaque remous semble parler.
Les pêcheurs la craignent, les érudits la vénèrent, et les aventuriers s’y perdent en quête de gloire.
Mais tous s’accordent sur une chose :
“Quand tu fixes la mer, n’oublie pas qu’elle te fixe aussi.”