Algroft, la Jungle dévorante
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Algroft n’est pas une jungle ordinaire, mais un réseau de vie tentaculaire s’étendant sur plusieurs îles. Aujourd’hui, les chaines ne servent plus qu’à soutenir une végétation dévorante, car toute la région a été engloutie par un organisme, la Jungle d’Algroft.
Chaque tronc, chaque feuille, chaque racine appartient à un seul être vivant, relié par une sève commune qui circule jusque dans les maillons des chaînes. La flore y a tout consommé — sol, roche, métal — jusqu’à fusionner certaines des îles entre elles sous une épaisse couche de verdure grouillante.
L’infestation aurait commencé il y a plusieurs siècles, lorsqu’une petite île étrangère, recouverte d’une étrange mousse, vint s’écraser contre l’une des iles de la région aujourd’hui au cœur d’Algroft. De cette collision serait née une prolifération incontrôlable, une infection végétale gagnant les chaînes, puis les îles voisines, jusqu’à former un ensemble vivant unique.
S’enfoncer dans Algroft relève de la folie. Plus on approche du centre, plus la jungle devient agressive, consciente même. Les lianes s’animent d’elles-mêmes, les racines se referment derrière les pas des intrus, et les spores saturent l’air d’un brouillard toxique.
Certains affirment que la jungle communique, transmettant des impulsions ou des ordres invisibles. D’autres pensent qu’au centre d’Algroft se trouve un cœur végétal, battant au rythme du vent et de la sève — un esprit ancien né de la collision d’îles oubliées.
Pendant longtemps, la Jungle d’Algroft s’est étendue sans obstacle, grignotant chaque île reliée, chaque fragment de roche qu’elle pouvait atteindre. Pourtant, à la lisière du désert de Joumarah, sa progression semble s’être arrêtée.
Là où les chaînes s’étirent vers les terres brûlées, la végétation se fige, les racines noircissent, et la sève cesse de circuler.
La chaleur extrême du désert paraît repousser la jungle, mais certains chercheurs avancent une hypothèse plus troublante : Algroft ne subirait pas la chaleur, elle l’éviterait.
Comme si quelque chose, dans les terres arides, lui inspirait une peur instinctive.
Et pourtant, malgré cette répulsion apparente, l’organisme ne cherche pas d’autres directions plus fertiles. Il concentre ses efforts sur les îles de pierre nue, zones stériles et rocailleuses où rien ne pousse d’ordinaire. On y observe des amas de racines pétrifiées, des excroissances minérales couvertes d’une fine mousse verdâtre — une colonisation lente, silencieuse, mais déterminée.
Chaque tronc, chaque feuille, chaque racine appartient à un seul être vivant, relié par une sève commune qui circule jusque dans les maillons des chaînes. La flore y a tout consommé — sol, roche, métal — jusqu’à fusionner certaines des îles entre elles sous une épaisse couche de verdure grouillante.
L’infestation aurait commencé il y a plusieurs siècles, lorsqu’une petite île étrangère, recouverte d’une étrange mousse, vint s’écraser contre l’une des iles de la région aujourd’hui au cœur d’Algroft. De cette collision serait née une prolifération incontrôlable, une infection végétale gagnant les chaînes, puis les îles voisines, jusqu’à former un ensemble vivant unique.
S’enfoncer dans Algroft relève de la folie. Plus on approche du centre, plus la jungle devient agressive, consciente même. Les lianes s’animent d’elles-mêmes, les racines se referment derrière les pas des intrus, et les spores saturent l’air d’un brouillard toxique.
Certains affirment que la jungle communique, transmettant des impulsions ou des ordres invisibles. D’autres pensent qu’au centre d’Algroft se trouve un cœur végétal, battant au rythme du vent et de la sève — un esprit ancien né de la collision d’îles oubliées.
Pendant longtemps, la Jungle d’Algroft s’est étendue sans obstacle, grignotant chaque île reliée, chaque fragment de roche qu’elle pouvait atteindre. Pourtant, à la lisière du désert de Joumarah, sa progression semble s’être arrêtée.
Là où les chaînes s’étirent vers les terres brûlées, la végétation se fige, les racines noircissent, et la sève cesse de circuler.
La chaleur extrême du désert paraît repousser la jungle, mais certains chercheurs avancent une hypothèse plus troublante : Algroft ne subirait pas la chaleur, elle l’éviterait.
Comme si quelque chose, dans les terres arides, lui inspirait une peur instinctive.
Et pourtant, malgré cette répulsion apparente, l’organisme ne cherche pas d’autres directions plus fertiles. Il concentre ses efforts sur les îles de pierre nue, zones stériles et rocailleuses où rien ne pousse d’ordinaire. On y observe des amas de racines pétrifiées, des excroissances minérales couvertes d’une fine mousse verdâtre — une colonisation lente, silencieuse, mais déterminée.
théories
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La théorie thermique, selon laquelle Algroft ne peut supporter la température du désert.
La théorie instinctive, affirmant que la jungle recule face à une menace biologique ou magique enfouie sous le sable.
La théorie symbiotique, plus récente, supposant qu’Algroft “prépare” son expansion en utilisant les roches mortes comme un futur substrat, un pont entre deux environnements incompatibles.
Les naturalistes d’Iril parlent d’un “ralentissement” de la croissance, mais ceux qui ont observé la frontière affirment autre chose : les chaînes vibrent plus fort là-bas.
Comme si Algroft écoutait le désert.
Ou comme si quelque chose, au cœur de Joumarah, l’appelait.
La théorie instinctive, affirmant que la jungle recule face à une menace biologique ou magique enfouie sous le sable.
La théorie symbiotique, plus récente, supposant qu’Algroft “prépare” son expansion en utilisant les roches mortes comme un futur substrat, un pont entre deux environnements incompatibles.
Les naturalistes d’Iril parlent d’un “ralentissement” de la croissance, mais ceux qui ont observé la frontière affirment autre chose : les chaînes vibrent plus fort là-bas.
Comme si Algroft écoutait le désert.
Ou comme si quelque chose, au cœur de Joumarah, l’appelait.